mercredi 10 septembre 2008

Blog et nombrilisme

[Contribution de Clarinesse]


Le nombril est la chose du monde la mieux partagée.
Parler du sien, c'est parler du voisin, c'est parler du prochain, c'est parler de chacun.
Rien de plus universel que l'intimité.

Le thème n'est pas neuf.
« Homo sum ; Nihil humani a me alienum est. »
dixit Terence, il y a presque deux mille ans.
« Je suis homme. Rien de ce qui est humain ne m'est étranger. »


Et puis Hugo, aussi, dans Les Contemplations,

« Est-ce donc la vie d'un homme ? Oui, et la vie des autres hommes aussi.

Nul de nous n'a l'honneur d'avoir une vie qui soit à lui.

Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis ; la destinée est une.

Prenez donc ce miroir, et regardez-vous y.

On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nous, leur crie-t-on.

Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ?

Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! »


Et Baudelaire qui rétorque Au lecteur hypothétiquement offusqué de tant d'égotisme :

« L'Ennui […] Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,

Hypocrite lecteur, —mon semblable, —mon frère! »


Le blog en est la preuve éblouissante ; cette improbable conjonction d'un espace intime et public à la fois, personnel et ouvert, secret et impudique aussi.

Il suffit de voir le nombre de commentaires articulant d'infinies variations autour du thème du « Moi aussi, tout pareil. »


Quel ressort plus fécond à la lecture que la fameuse identification ?

Qu'est-ce qu'un vécu personnel sinon une palette de couleurs appelées à résonner sur la toile pour former l'immense tableau impressionniste des âmes d'une époque ?

Où mieux saisir l'air impalpable du temps que dans ces voix du moi qui font chœur de leurs cœurs ?

Et puis, l'être intime n'est-il pas la matière première de tout art ?

L'artiste se contente d'aller puiser au fond de sa caverne d'Ali Baba les trésors à offrir au grand jour des lecteurs. Il se retire en lui, écoutant son tumulte intérieur loin du fracas social,

Isolé des autres ; réuni au tout.

La création est solitaire. Seule et vers l'Autre ; mais sans lui.

Concentration. Non point concertation.

On reproche ainsi souvent à l'artiste en général, au blogueur en particulier, son nombrilisme.

Le narcissisme est détestable quand il rend aveugle au monde.

Mais écouter sa propre voix, cela peut éviter de chanter faux.

Cela ne rend pas sourd aux autres. Au contraire parfois.

Etre sourd à soi-même, c'est souvent être sourd aux autres.

Rien ne ressemble à un cœur comme un autre cœur.

Rien n'en diffère autant. Nier le sien, c'est nier l'autre.

Se retirer en son for intérieur n'est pas toujours acte de refus.

C'est aussi le mouvement généreux de l'intérieur vers l'extérieur.

Il suffit que la nuit se cache derrière la fenêtre pour en faire une glace ;

il suffit d'orienter la psyché un peu plus oblique pour en faire un rétroviseur.

Fenêtre ouverte ou bien miroir : les deux parfois ne font qu'un seul.

Et puis on ne peut pas reprocher aux blogs tout et son contraire.

D'un côté patauger dans le nombrilisme le plus égocentré qui soit,

et de l'autre brasser sans complexes les pires lieux communs.

Certes pourtant, les deux se rejoignent,

tant rien n'est plus banal que les errances existentielles de Tartempion.


Quand Pascal s'offusquait du « sot projet que Montaigne a eu de se peindre », se récriant contre ce « moi haïssable », il n'envisageait pas que presque cinq siècles plus tard, les Essais seraient encore lus comme une expression de l'âme humaine la plus universelle.


Quand on reproche à un blogueur son narcissisme,

on se trompe de terme, on se trompe de cible.

On ne lui reproche pas de parler de son histoire intime.

On lui reproche de ne pas l'avoir transmuée en propos universalisable.

La nudité du sujet n'est pas gênante. Pourvu qu'on l'habille assez de style.


Et nous en venons au fond : à savoir le travail de la forme.

Qu'importe le sujet, pourvu qu'on ait le texte.

Rappelons qu'un texte, étymologiquement, est un tissu, un textile, un réseau organisé,

donc le contraire d'un fatras, débarras sans logique ni forme.

Et c'est là qu'est l'os.


Rien n'est plus banal que l'étalage de soi sans soin.

Rien de moins original que l'individu engoncé dans son quotidien.

Pas de lieu plus commun qu'une chambre d'ado et ses petits secrets.


La force neuve d'un écrit ne vient pas de son sujet :

que l'on parle de son nombril, de ses orteils, des bébés phoques,

de Marcel Proust, de l'art de passer la serpillière

ou du dernier ministre délégué aux affaires crapuleuses, qu'importe.

Pourvu qu'on prenne soin de ne pas s'embourber

dans les ornières des chemins trop fréquentés.

Non point encore qu'il faille les éviter.

On ne découvre pas tous les jours d'inédits continents vierges.

Rien n'est si nouveau sous le soleil qui mériterait de faire couler chaque jour tant d'encre.

Seulement, veiller à ne pas poser ses pieds dans l'exacte trace du déjà foulé,

du déjà dit et piétiné.

Cet unique lieu commun, nous le partageons tous : c'est, sur cette brave Terre qui a bon dos, l'humaine condition avec laquelle nous nous débattons, splendeurs et misères mêlées.

Encore faut-il bien s'y tenir. Bien droit. Bien net.

Sans trop de taches sur ses mots. Sans trop de phrases effilochées et trop usées.

Qu'est-ce d'ailleurs qu'un lieu commun sinon un espace de pensée partagé par tous ?

Sinon l'universel prêt à porter pour le premier venu ?

Il n'y a pas de lieu commun. Il n'y a que des manières communes.

Le nombril peut être le plus banal des enlisements sous un œil de myope, ou la plus originale des redécouvertes sous l'acuité d'un regard neuf.

Un formidable maelström porteur d'infinies circonvolutions sous le scalpel d'un visionnaire.


Rappelons Ponge et son Parti pris des choses.

Un nombril n'est pas moins intéressant qu'une huître ou une valise.

Je ne vois pas ce qu'il y a de honteux à fréquenter son nombril.

Chacun écoute ce que lui dit son petit doigt où il le peut.

L'altérité n'est point parfaite entre le « misérable petit tas de secrets » auquel se réduit le journal intime d'un individu selon Sartre, et le tissu de lieux communs auquel on peut tout aussi facilement le réduire.


Nous laisserons pourtant parler l'avocat du diable, Roland Barthes, que ses objections à la pratique du journal intime n'ont pas empêché de publier le sien :


« Pourquoi est-ce que je suspecte l'écriture du journal ?

Je crois que c'est parce que cette écriture est frappée à mes yeux, comme d'un mal insidieux, de caractères négatifs, déceptifs que je vais essayer de dire.

Le journal ne répond à aucune mission. Il ne faut pas rire de ce mot. Les œuvres de la littérature, de Dante à Mallarmé, à Proust, à Sartre, ont toujours eu, pour ceux qui les ont écrites, une sorte de fin sociale, théologique, mythique, esthétique, morale ; le livre, architectural et prémédité, est censé reproduire un ordre du monde ; il implique toujours, semble-t-il, une philosophie moniste. Le journal ne peut atteindre au Livre, à l'œuvre. Il n'est qu'album, pour reprendre la distinction mallarméenne.. L'album est collection de feuillets non seulement permutables, mais surtout suppressibles à l'infini. Relisant mon journal, je puis barrer une note l'une après l'autre, jusqu'à l'anéantissement complet de l'album. […] Mais le journal ne peut-il être précisément considéré comme cette forme qui exprime essentiellement l'inessentiel du monde, le monde comme inessentiel ? Pour cela, il faudrait que le sujet du journal fût le monde, et non pas moi. Sinon, ce qui est énoncé, c'est une sorte d'égotisme qui fait écran entre le monde et l'écriture ; j'ai beau faire, je deviens consistant face au monde qui ne l'est pas. Comment tenir un journal sans égotisme ? Voilà justement la question qui me retient d'en écrire un.


Inessentiel, le journal n'est pas non plus nécessaire. Je ne puis investir dans un journal comme je le ferais dans une œuvre unique et monumentale qui me serait dictée par un désir fou. L'écriture du journal, régulière, journalière comme une fonction physiologique, implique sans doute un plaisir, un confort, non une passion. C'est une petite manie d'écriture dont la nécessité se perd dans le trajet qui va de la note produite à la note relue. […]


Toute émotion étant copie de la même émotion qu'on a lue quelque part, rapporter une humeur dans le langage codé du relevé d'Humeurs, c'est copier une copie ; même si le texte était original, il serait déjà copie ; à plus forte raison s'il est usé. […]


Comment faire de ce qui est écrit à chaud (et s'en glorifie) un bon mets froid ?

C'est cette déperdition qui fait le malaise du journal.»


Mais non point celui du blogueur, qui ne peut être réduit au statut de diariste,

tant il y a de blogs qui échappent à la catégorie de journal intime.

Dire qu'on n'aime pas les blogs, c'est comme dire qu'on n'aime pas les livres.

C'est une catégorie vide.

Dans les livres, il y a Baudelaire et Marc Lévy.

Dans les blogs, il y a les cahiers boutonneux où l'on étale sa trombine à côté des photos des copines pour prouver qu'on a plein d'amis, et de véritables œuvres :

nouvelles, poèmes, pamphlets …


Il ne tient qu'au blogueur, plus encore qu'au diariste de jadis, de faire de son Journal de bord, de son web-log une œuvre, et non un plat compte rendu de l'écume des jours.


Sculpture : Aryon, avec son aimable autorisation.

85 commentaires:

Marie-Georges Profonde a dit…

Ces lignes sont de toute beauté... Pour le coup, le fond et la forme s'unissent en une harmonieuse ronde pleine de sens. Et puis la petite phrase sur l'écoute de sa propre voix qui permet d'éviter de chanter faux... Joli ! J'applaudis.
De plus, lire ce texte me soulage de je ne sais quel poids, peut-être celui de mon nombril.

Filaplomb (éditeur) a dit…

Les blogs se sont des écrits et à partir de ce statut et ajouté à l'hypothèse que tout aurait déjà été écrit, comment se fait-il qu'il s'en écrive encore et qu'ils soient lus ?
Il faut croire, comme tu le dis, que le nombril des autres nous intéresse et enrichit notre propre regard nombriliste !
Beau texte !
:-))

[Tu as oublié le lien vers NOUVELLE à la fin ! ;-) ]

Nicolas a dit…

Putain ! Y'a plein de mots dans ce billet. Mais pas de lien sur "nouvelles".

Kris a dit…

'de dieu, il faut en faire une OEUVRE ! et ben dis donc, y a du boulot !
N'est ce pas avant tout un espace de liberté qui nous est offert pour faire tout ce qu'il nous plait ? Après, le lecteur vient et revient si les sujets sont à son goût.

Ceci dit, ce texte est riche de référence.

:)

Zoridae a dit…

A tous, mille excuses, encore une fois la mise en forme a sauté au moment de la publication. Pourtant j'avais fait un essai hier soir !

De plus j'avais oublié de préciser (!) que le texte était de Clarinesse... Je m'en veux je m'en veux !

Nicolas a dit…

On se disait bien qu'il n'était pas de toi : il est trop bien.

Smiley ! Smiley !

Monsieur Poireau a dit…

Ah bin bravo pour Clarinesse. J'espère qu'elle n'est pas égocentrique au point de t'en vouloir !
:-P

Junko a dit…

Je suis globalement d'accord avec ce texte, bien écrit et convaincant, c'est une bonne contribution. Sauf que...
Étrangement, je crois qu'il me me permet de répondre à une question posée il y a déjà plusieurs jours : "pourquoi venez-vous sur ce blog ?" Je n'avais pas répondu car spontanément, j'aurais écrit "j'aime l'écriture, le style", or bien d'autres avait déjà fait cette réponse avant moi, donc ma contribution n'apportait rien. En lisant ce texte là, je crois que je comprends ce qui m'échappait.

La majorité des blogs que je lis appartiennent au genre "journal / autobiographie", et dans tous je peux me reconnaître, précisément parce que le nombril des autres me ramène au mien... A l'exception de celui-ci.

Ici, la plupart du temps, rien ne m'est familier ou ne ressemble à mon vécu. Bien sûr, je peux tout de même retrouver des sentiments que tout être humain éprouve ; néanmoins je ne pense pas que ce lieu commun suffise à justifier mon intérêt pour ce blog.
Il me semble que je ne viens non pas pour retrouver ma vie, mais au contraire pour m'en évader, pour découvrir une atmosphère qui n'a rien à voir avec la réalité telle que je la vis. En quelque sorte, ce blog me permet de rêver.

Didier Goux a dit…

Mais qu'est-ce qui vous prend, de publier ces tartines pâteuses ? Ces régurgitations de classe de seconde ? Ces lieux communs d'adolescente boutonneuse et poseuse ? Franchement, c'est à pleurer ! Ou alors, vous détestez l'auteur et vous voulez étaler son insuffisante suffisance aux yeux de tous ? C'est vicieux, comme procédé...

Zoridae a dit…

Marie-Georges,

J'ai pensé et éprouvé comme toi en lisant ce texte !

Filaplomb,

Arg ! Ce texte n'est pas de moi... Pour une fois que tu me fais un compliment !
(Smiley puissance 12...)

Nicolas,

Lis-le, il est vraiment bien !

Kris,

Je laisse Clarinesse te répondre !

Zoridae,

Salut, ça va ?

Nicolas,

Je suis pliée de rire ! (Alors tu l'as lu ?)

Junko,

Merci pour ton commentaire qui me touche énormément.

Nicolas a dit…

Zori,

Non... Je t'envoie un mail.

Dorham a dit…

Didier,

patientez un peu, vous donnez trop de trollage dès le premier jet...
Attendez, je vais en faire un de "blog et..."
à ce moment là, vous pourrez troller en liberté, un peu comme Laura Ingalls quand elle dévale la colline de son lieu-dit...

Pourquoi vous faites pas un blog et Gilles de Rais ?

Zoridae a dit…

DG,

Est-il vraiment utile de laisser un commentaire aussi venimeux à une blogueuse que j'ai invité chez moi ? Vous êtes insortable !

Tout cela parce que je vous ai un peu taquiné aujourd'hui... Vous êtes trop sensible décidément.

Clarinesse a dit…

D'abord, merci à Zoridae de m'avoir fait confiance, et à Marie-Georges, Filaplomb, M. Poireau et aux autres pour leurs commentaires.

@ Kris : Bien sûr, on n'est pas obligé de faire de son blog une "oeuvre". On n'est d'ailleurs obligé à rien du tout, dans un blog, comme le rappelait Marie-Georges dans son texte. Seulement, il s'agissait de répondre à l'accusation de plat nombrilisme fréquemment énoncée à l'égard des blogs, souvent par ceux qui ne les fréquentent pas, d'ailleurs, ou qui n'en fréquentent qu'une seule catégorie.

@ Monsieur Goux :
Figurez-vous que je partage votre avis sur le fait que la longueur de ce texte, et en particulier celle de ses citations, en font une indigeste dissertation.
Que les trois premiers auteurs cités sont effectivement rebattus dès le lycée.
Mais il se trouve que les classiques universels ne m'effraient pas. Je n’ai pas besoin, pour me prouver que je suis originale, de dédaigner d'un rictus de bon entendeur les grandes vérités. Et même si je me doute bien que vous n’irez pas vous infliger l’insupportable lecture d’un second texte de celle pour qui vous affichez un mépris si élégant, j’informe le lecteur éventuel que l’idée est développée ici : http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-15679790.html

Par contre, je me permettrai d’émettre une petite objection concernant l’adolescence :
1°) Même à cet âge, je ne fus jamais boutonneuse, merci bien. Ce n’est qu’un détail, mais bon.
2°) Si vous tombez sur ce genre de dissertation en classe de seconde, merci de m’en envoyer un exemplaire.
3°) Enfin, fréquentant un certain nombre d’adolescents boutonneux dans l’exercice ingrat de mon métier, je vous ferai remarquer que ce qui les caractérise n’est pas la propension à pondre de longues dissertations sans faute d’orthographe (puisque j’ai cru remarquer que c’était un de vos dadas) mais précisément un manque criant de politesse et du respect le plus élémentaire.
Je conclurai en ajoutant que vous n’êtes pas le premier qui s’autorise à m’insulter à travers mes textes, et que je finirai bien, grâce à ce genre d’agressions, par m’endurcir un peu.
D’ailleurs, je progresse : pas même versé une petite larme, cette fois.
Merci donc de votre contribution, Monsieur Goux.

martin a dit…

Moi je vous trouve parfaite chère Clarinesse, n'écoutez pas ce monsieur sans goût qui, plutôt que médire, devrait nous soumettre ses vues, nous aurions alors tout loisir de comparer vos proses respectives et nous faire notre avis.
Quant à moi, votre réflexion me convient totalement. Votre style l'honore et lui fait belle parure.
Qui pourrait douter de votre talent sinon les envieux ?...
:)

Clarinesse a dit…

@ Martin : M E R C I !

Même si je n'ai pas la prétention de me créditer de la totale objectivité de votre soutien, il me réconforte autant (et plus encore) que vous pouvez l'imaginer.

martin a dit…

Prétendez chère Clarinesse, prétendez ! mon objectivité EST totale, et pas moins mon soutien :)

Kris a dit…

Clarinesse,

Merci pour la précision. En effet, lorqu'on s'expose aux yeux de tous, il peut nous venir un sentiment de culpabilité quant au narcissisme ou nombrilisme que l'on affiche. Il est bon de trouver là justification dans nos actes puisque le lecteur y trouve son compte et s'y reconnait.

En ce qui concerne le commentaire de D. Goux, je pense à mon humble avis ( sachant que je ne connais rien de ce monsieur ) que son intervention était à prendre au second degré.

Bonne soirée bande de bloggueurs invétérés !

Audine a dit…

Heuuuuuuuuu


Bon


Vous n'allez pas me croire.


Je suis d'accord avec DG.


Oui je sais.


Même pas honte.

Ayron a dit…

Dame Clarinesse, merci d'avoir utilisé mon modeste modelage pour illustrer votre texte que je trouve très bien, sans fautes aucune et qui me fait rêver de voir mes bac+3 écrire tout comme.
Grâce à vous, je peux maintenant me regarder le nombril sans culpabilité et ce n'est pas le moindre de vos mérites ;-)
Au lieu de verser de la bile, il est plus facile de passer à d'autres lectures, car la vie est trop courte pour la dissiper contre ses contemporains innocents.
Et la suite d'Apolline, alors ? On attend, nous autres :-D

marc a dit…

Passionnant et plein de vérités Clarinesse. Encore une fois Zoridae donne une impulsion, fait participer, lance le débats avec beaucoup d'intelligence et de générosité.

Clarinesse a dit…

@ Kris : merci de ta tentative, mais il ne semble guère que le commentaire de M. Goux soit à prendre au second degré.

@ Audine : "..."
(réponse aux dix lignes sautées de votre intervention qui occupe l'espace de sa densité conceptuelle)

@ Aryon et Marc : vos appréciations me vont droit au coeur. Merci.

Clarinesse a dit…

@ Audine : Au fait, félicitations ! Ce que DG n'avait pas (tout à fait) réussi à faire, votre reprise y est parvenue. Job done...

@ Martin :
Vous êtes adorable.

metalogos a dit…

Les blogs relèvent déjà de la fiction. Fiction de notre entendement, de la compréhension de ce qui nous entoure, de ce que nous sommes capable d’en extraire, des mots que nous servent à mettre en ligne et de la culture de celui qui lit nos notes.
Faire œuvre reviendrait a transformer en fiction se qui l’est déjà….

Nicolas a dit…

Putain ! Ca chauffe ici ! Ca ne nous dit pas si quelqu'un a réussi à lire le billet en entier.

Dorham a dit…

Clarinesse,

pourquoi prendre les choses tant à coeur ? Oh, il vous faut vous armer un peu et accepter aussi que vos textes divisent. Ce n'est d'ailleurs pas un mauvais signe ; l'adhésion massive provoque parfois nausées et endormissements intempestifs.

C'est sûr, Didier a la main lourde, nous l'avons tous testés à un moment où un autre. Et cela fut bien pire parfois.

Bref, prenez les compliments, prenez aussi les critiques, balancez-les dans un fossé et essayez d'être la seule à tenter de porter un jugement objectif sur votre production. Il ne s'agit pas d'être content de soi, mais mieux vaut avoir une vision claire de ce que l'on fait avant de lancer un texte dans la nature. Si vous le trouvez bon, vous pourrez vous dire que les autres n'y comprennent rien s'ils ne partagent pas votre avis (ça m'arrive tout le temps...), si vous le trouvez médiocre ou bancal, vous abonderez dans le sens des critiques et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Pour résumer, si vous cherchez l'adhésion systématique, votre production sera forcément mauvaise. Pardon, mais certains écrivains en herbe ou pas ont dû parfois trouver d'insoupçonnées ressources pour continuer à écrire malgré les critiques du plus grand nombre. Il faut pouvoir écrire en dépit de ça.

Bonne continuation en tout cas.

Dorham a dit…

Nicolas,

quel emmerdeur :)

Nicolas a dit…

Dorham,

J'aime bien.

Oui. Didier a la main lourde, mais "l'auteuse" pourrait analyser la critique et relire son texte. Si elle y arrive.

;-)

Dorham a dit…

Nicolas !!!!!

Nef a dit…

Clarinesse se plaint, mais jamais Didier Goux ne m'a tapé dessus comme ça sur un de mes textes, pourtant j'aimerais bien des fois moi, un peu de critique décontructive... (je tente le diable là non ? )

Sinon, je l'ai lu.
En entier.
Et je n'ai rien à redire sur le fond, je suis d'accord sur beaucoup de point. Par contre je rejoins Nicolas (pas Didier Goux hein, Nicolas) la structure du texte et son rythme étrangement cahotique font que certains cerveaux simples ont du mal à tenir jusqu'au bout.

Dorham a dit…

Nef,

quelle fouteuse de merde :)

Nef a dit…

Dorham : Mais absolument pas.

Nicolas a dit…

Nef,

Il ne s'agit pas de "certains cerveaux" ! On a tous 2135125 blogs dans son netvibes : parfois, on n'a pas envie de tout lire. Si la "structure cahotique" nous met des batons dans les roues, on zappe naturellement...

Nef a dit…

tous ça !! J'en ai que 45 moi (de blogs dans mon agrégateur, pas de cerveaux) faut que je me rattrape.

Didier Goux a dit…

Bon, allons-y, pfff !

Zoridae : je ne suis pas venimeux, d'abord, je suis acerbe éventuellement. D'autre part, cela n'a évidemment rien à voir avec vous. Ensuite, je suis désolé, mais si l'on est interdit de critique sous prétexte que cette personne est votre hôte, alors précisez-le d'entrée, et tout le monde, moi compris, fera la génuflexion de rigueur.

Madame Clarinesse : où prenez-vous que je vous ai "insultée" ? Relisez mon commentaire : pas un mot d'insulte ! En revanche, j'ai bel et bien tiré à la kalachnikov sur votre dissertation (alors qu'un lance-pierre aurait suffi : c'est le reproche qu'on peut me faire). Cela s'appelle de la critique (virulente, peut-être même excessive, mais de la critique) : vous ne pouvez prétendre vous exprimer publiquement par écrit et interdire aux lecteurs que vous sollicitez le droit de prononcer un jugement sur ce qui sort de votre plume. C'est en quelque sorte la règle du jeu.

Audine : votre accord m'est précieux - et c'est dit sans ironie.

Marie-Georges Profonde a dit…

@DG
Je vais m'en mêler car je trouve que vous exagérez.
Vous vous muez en victime de je ne sais quels invisibles censeurs de la critique.
Il me semble qu'on ne peut s'offusquer d'une réponse bien sentie quand on a soi-même tendu la kalachnikov.
C'est insensé tout de même, ces gens qui se croient critiques dès lors qu'ils déversent un fiel méprisant. La facilité même. Je croyais la critique constructive. Où est votre effort en ce sens ? Dans votre commentaire, on sent le renoncement haineux qui rabat l'autre au statut d'éternel crétin qui ne mérite pas explication. Vous n'aviez qu'à dire plus précisément ce qui vous déplaisait dans le texte.
Vous ne parlez que du texte, dites-vous ? L'"adolescente boutonneuse et poseuse" paraît pourtant qualifier l'auteure.

Didier Goux a dit…

Marie-Georges Profonde : je n'ai pas dit que l'auteur de ce texte ÉTAIT une adolescente boutonneuse et poseuse (je ne me moque jamais du physique des gens, des femmes encore moins), j'ai dit qu'elle énonçait des lieux communs d'adolescente etc. Il me semblait clair qu'il fallait comprendre : "des lieux communs Ddigne d'une adolescente etc." Apparemment, ce ne l'était pas.

Il m'arrive de faire des critiques constructives, comme vous dites (ou qui se veulent telles), mais je ne les fais qu'à propos de textes qui en valent la peine. Peut-être ai-je tort, c'est un autre problème.

Didier Goux a dit…

Et où prenez-vous que je me pose en victime ?

Didier Goux a dit…

J'ajoute, Marie-Georges, après avoir pris la peine de relire le texte, que si je me lançais dans une critique "constructive", elle risquerait d'être autrement plus assassine que mes trois petites moqueries initiales...

Nicolas a dit…

Didier,

Vous vous êtes moqué de mon physique en disant que j'étais gros.

Didier Goux a dit…

Nicolas : dans ce cas, il ne s'agit pas d'une moquerie mais d'un constat.

Nicolas a dit…

Non. Vous avez souri.

Sylvaine Vaucher a dit…

Dito Gorge Profonde...Quant à Clarinesse et son "talon" d'Achille elle m'inspire non pas Ponge...mais un qu'on oublie parfois dans son n'art si sisme je nomme Cocteau :
"Experte au mimétisme, lorsqu'elle semble être le plus loin de nous, elle est jusqu'à notre joie de vivre. Elle est notre jeunesse. Elle est notre croissance. Elle est nos amours. Plus je m'écourte, plus elle s'allonge. Plus elle prend ses aises. Plus elle s'agite pour bien des choses. Plus elle se livre à ses menus travaux. Elle se donne de moins en moins la peine de me rendre dupe. Mais sa gloire est quand on cesse. Elle peut sortir et nous ferme à clef. (De la difficulté d'être)

balmeyer a dit…

Etre trollé ça arrive à tout le monde, même à moi qui suis pourtant en avance sur mon temps d'au moins trois heures !

Bon, ma blague de merde lâchée, je rebondis sur le commentaire de Dorham. L'outil blog est cruel, il permet de s'exposer avec une facilité jamais vue, mais ne prépare aucunement au retour qui s'ensuit ! On est lâché "à froid", sans passer par le camp d'entrainement...

L'exercice est d'autant plus périlleux qu'il s'agit ici d'un texte d'une autre "sphère", publié là, et sachant que les blogs s'organisent par affinité, parfois le télescopage est brutal...

Pour le commentaire de Didier, spontanément, je le trouve un peu dur dur lui qui est si délicat d'habitude (hum), mais il m'incite cette réflexion : que faire ? l'interdire ? Établir un protocole d'égale bienveillance ? J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, on déboucherait sur des échanges sous perfusion, bien confortable, sous respirateur artificiel...

(j'ai pas fini !)

balmeyer a dit…

Sur le fond, je ne sais pas si j'adhère à la conclusion : "une œuvre, et non un plat compte rendu de l'écume des jours."

Le réflexe "blog littéraire = réalité transfigurée", pourquoi pas, je comprends, peut-être, non. C'est dire que "j'ai acheté une robe à 53.57 euros puis j'ai pris le train puis j'ai ouvert la porte...", ce n'est pas un texte intéressant à lire, et qu'il est plus profitable de lire le blog de Marcel Proust.

Ceci dit, il me semble que c'est placer le "blog littéraire" au centre de cette pratique. Il manque quelque chose de la "vérité" du blog. Il y a souvent un côté "données brutes", terre à terre, quotidien, dans les blogs qui a aussi quelque chose de captivant.

balmeyer a dit…

Mon dernier commentaire est nul, c'est un peu comme Rocky, le premier est pas mal, mais il faudrait pas qu'il y en ait un second, et a fortiori pas un troisième, mais il faut savoir que je suis payé à ligne de com', alors bon.

joruri a dit…

Chouette, mon blog n'entre dans aucune de ces catégories...
Je trouve des journaux intimes de Barthe un brin artificielle.
C'est une généralisation commode; un tremplin pour lui.
Quant à Sartre, je suis sûr qu'il ne les a pas tous lu. Après tout, la base de tout, c'est que chacun fait ce qu'il veut, y compris et surtout pour faire parler les pros de la jactance qui aiment faire tomber leur sagesse sur le bas peuple du haut de leurs chaires...
Des jeune sfilles exposent des chatons et des arcs en ciel qui clignotent, soit.
d'autres font étalage de science, ma foi, si ça peut les rassurer...D'autres forment des clans. Rien de tout cela ne me gêne. Le blog; c'est écrire tout seul, mais avec de l'écho.
Quant à distribuer des bons et mauvais points, je me demande si ce n'est pas d'abord le souci des entendements scolaires...

joruri a dit…

"Je trouve des journaux intimes de Barthe un brin artificielle."
: (
je voulais dire: je trouve LA CRITIQUE des journaux intimes etc."
Excusez-moi.

Marie-Georges Profonde a dit…

@DG
Oui, la prochaine fois, fendez-vous d'un "DIGNE DE", ce sera en effet plus clair.
Je vous vois victime car vous parlez d'interdiction. Or je ne vois pas qui vous a interdit quoi que ce soit. Ce que dit Clarinesse, c'est qu'elle est d'accord avec vous sur la lourdeur du texte, qu'elle n'approuve pas la violence de vos invectives et que cela la touche. Point d'interdiction là-dedans.
Quant à la critique constructive et assassine que vous dites pouvoir apporter, je regrette que ce ne soit pas celle-là que vous ayez écrite, quand bien même vous la jugiez pire.
@Nicolas,
Ah bon, tu es gros ?
@Clarinesse,
Voilà un texte qui ne laisse pas indifférent ! Et comme disait Dorham, c'est plutôt bon signe.

Nef a dit…

Marie-Georges Profonde : Nicolas porte aussi des cravates du plus mauvais goût, il faut le souligner.

Kris a dit…

Bon, forcé de constater que je me suis trompé sur le second degré que j'avais cru apercevoir... Que cela ne tienne, j'ai aimé lire vos joutes "oratoires" écrites.
A qui le tour pour faire un texte sur le contenu (critique ou pas) des commentaires et de leurs réponses ?

...

Didier Goux a dit…

On aura remarqué que la patronne se fait discrète...

(Smiley ! Cacolac ! Smiley !)

balmeyer a dit…

La patronne est au loin, en train de me faire au téléphone trente-douze milliards de recommandations sur l’usage de mon fils. Pas de sèche-cheveux dans le bain, pas d’arrière de voiture en pleine canicule, pas de jeux d’eau avec de l’acide chlorhydrique, pas de pate à modeler avec les excréments du chat, pas de concours de Guillaume Tell avec la 22 long rifle, pas de cannabis, ni de crack, ni de bière, ni de rosé pour son repas, pas d’Escort-Girl à la maison.

Je pense que je suis complètement briefé !

Nicolas a dit…

Je suis pas gros. Juste jouflu, bordel.

Marie-Georges Profonde a dit…

@Balmeyer,
Et sans ça, ça va aller quand même ?

Marie-Georges Profonde a dit…

@Nicolas,
D'accord. Un joufflu qui ne nie pas le port de cravates improbables.
Au fait, la photo sur le blog de mademoiselle Ciguë, ça n'est pas toi ?

Audine a dit…

Zo, elle se dit que si les blogueurs qu’elle invite à écrire sur son blog se font descendre à la kalachnikov par un Didier Goux et / ou une Audine, les pauvres, ils vont être traumatisés et ne plus vouloir revenir.
Bon, je comprends, mais en même temps, on est entre adultes, que diable.
C’est pourquoi le coup de la dépression – chantage pour éviter toute confrontation à la critique me parait un tantinet excessif.
Surtout pour un texte qui a autant de tripes que le mode d’emploi du Cillit Bang.
Encore que le Cillit Bang a moins de prétentions, et son mode d’emploi ne convoque pas Montaigne, Hugo, Barthes, Terence, Baudelaire, Pascal, Ponge, Dante, Mallarmé, Proust, Sartre, sans parler de Tartempion.
Tout ça pour dire que quand on parle de soi on intéresse les autres et que c’est bien fait pour eux surtout si c’est bien écrit.
Tout en nous faisant frôler l’angoisse existentielle avec des questions du style : « Qu'est-ce qu'un vécu personnel sinon une palette de couleurs appelées à résonner sur la toile pour former l'immense tableau impressionniste des âmes d'une époque ? ».
Qui ne veulent pas dire grand-chose. Pour être dans la litote.
Et j’attends qu’on m’explique l’artiste qui ne peut créer qu’en se « retirant en lui », rien que ça, c’est tout à fait contestable, d’ailleurs, allez, je prétends l’inverse : l’artiste ne peut créer qu’en sortant de lui. Avec ça, on est bien avancé.
Mais : « Concentration. Non point concertation. » D’où on parle de concertation, ça, mystère …
My God (où l’on voit que je parle aussi anglais).

Croyez moi : ne nous poussez pas, Didier Goux ou moi, à étayer une critique.
Parce qu’il ne faut pas trop nous tenter pour remplir l’espace de densité conceptuelle.
Well (où l’on voit que je réitère).
On est très vilains.
Nicolas, dis moi que tu ne verseras pas une petite larme, si on te dit que ton texte que tu vas faire chez Zoridae est imbuvable ?

Marie-Georges Profonde a dit…

"Ne nous poussez pas, Didier Goux ou moi, à étayer une critique"
Je ne vois pas pourquoi. On risque quoi ? La malédiction des élites ? Le foudroiement du bon sens ? La fureur des Dieux de l'écriture ? On ne s'en relèverait jamais ? Allons...
Bin si. Je préfère quand c'est un minimum appuyé sur des exemples. Au moins lorsque tu développes, je comprends ce que tu n'as pas aimé.

Zoridae a dit…

La patronne est de retour et elle se rend compte qu'elle ne pourra pas répondre à tout le monde...

En résumé :

D'abord Didier, Audine et tutti quanti,

Clarinesse est vraiment affectée par vos critiques. Vous pouvez lui dire qu'il ne faut pas être si sensible ou ne pas en rajouter, c'est comme ça et je ne vous trouve pas très fin - sur ce coup là - de ne pas savoir vous arrêter !

Audine, même les adultes peuvent avoir des sensibilités exacerbées.

Didier, vous reprenez Clarinesse sur ce qu'elle a lu dans votre premier commentaire mais vous lisez mal le mien, je n'ai pas dit que vous étiez venimeux mais que vos propos l'étaient.

Je n'interdis pas que l'on critique mes invités chez moi. Mais, comme dans n'importe quelle circonstance du quotidien j'espère juste que chacun puisse s'exprimer avec respect, bienveillance. On peut dire "Désolée, mais je trouve votre texte hermétique" sans forcément sortir toutes la quincaillerie d'arguments dévalorisants. Comme le dit Dorham nous sommes beaucoup a avoir fait les frais de colères Didiergouesques, n'empêche Clarinesse ne vous connaît pas et elle ne sait pas comme par ailleurs vous pouvez être charmant.

Audine,

Nicolas n'a pas la même carrure que Clarinesse et puis si on le critique il nous enverra promener en termes crus et nous obligera à lui offrir une bière pour nous faire pardonner.

Ce qui m'amuse dans l'histoire c'est que Audine et Didier Goux s'entendent comme larrons en foire !

(Smileyssssssss !)

Audine a dit…

Tu vois bien, Zoridae, qu'on est pris entre des injonctions contradictoires, entre expliquer pourquoi on n'aime pas et se contenter d'un léger (et policé) "désolé, mais je trouve votre texte hermétique" (ce que je ne trouve pas qu'il est, de surcroit).
On atteint bien ici les limites du blog et de ses commentaires, ce qui, d'une certaine façon, illustre de façon magistrale le sujet de départ, "blog et nombrilisme".

(ceci dit sans aucune acrimonie, et je vais cesser de répondre, sur ce billet, Zoridae)

Nicolas a dit…

Comment ça "Nicolas n'a pas la même carrure que Clarinesse" ? Encore une allusion à ma légère surcharge pondérale !

"et puis si on le critique il nous enverra promener en termes crus" : qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre comme conneries, bordel !

Dorham a dit…

Nicolas fait blogobistro, moi, je vais d'ores et déjà prendre un alka setzer...
(à ne pas confondre avec alka setzer)...

Marc a dit…

Audine le dit tres justement le blog et les commentaires ont des limites. Mais j'estime que sur nos differents textes nous pourrions commencer à signaler les manques, les erreurs, les maladresses. Il me semble que nous avons tous envie d'évoluer, de progresser, nous sommes pour beaucoup dans une recherche sur la forme, les mots, les phrases, les sujets et sans une critique constructive et bienveillante c'est impossible de changer. J'ai de mon coté trouvé dans mon entourage proche mais aussi par mail des personnes pour faire ces critiques et avoir ce regard positif/negatif sur mes écris et c'est passionnant. Une critique constructive demande du temps et une lecture attentive aussi et ce n'est pas simple.
J'arreté, je retourne travailler et alors C Jérome vous avez aimé ;=))) trop kitch....

balmeyer a dit…

Oui, Marc, signaler les manques... Personellement, je ne me vois pas dans ce rôle tout le temps, il faut quand même un certain climat, surtout dans un contexte 100% "écrit" du blog où les malentendus sont faciles...

C'est un truc que je peux faire facilement avec Dorham ou Zoridae par exemple (la plus part du temps par mail), puisqu'il y a un vrai contexte.

Là, ça fait "livrons-nous à des essais nucléaires sur Clarinesse", les amis, dis-je sans acrimonie.

Je trouve que la critique est un outil, est qu'elle est ici mal réglée. Si mon dentiste se pointe avec une perceuse rutilante, je vais lui dire "stop", et pas parce que j'aime les caries...

Et ce que je dis là est de la critique de la critique, donc j'ai le droit.

Pour le progrès dans les blogs, Marc, c'est un truc à long terme. Ne voir dans les blogs qu'un échange mesquin de flatteries, c'est de la sociologie de chez Aldi. Certes, c'est toujours gratifiant d'avoir ses copains qui nous encouragent, je dis banco à 100%, comme je dis ok pour les blagues à deux balles qu'on accumule gratuitement. Après si toutefois on est intéressé par autre chose, ce qui est optionnel, on peut aller dans ce long chemin, se demander si à long terme on survit à tout, à la répétition, et même à la bienveillance...

Nicolas a dit…

Tiens ! Je vais donner mon avis.

La critique négative est toujours constructive, mais je la fais généralement par mail. Pas besoin de fâcher les gens.

La critique positive ne sert à rien (sauf à faire plaisir au taulier). Je ne fais presque jamais de félicitations. Ces "Oh ! Très beau billet aujourd'hui" sont grotesques (et laissent penser que le blog est mauvais les autres de jours).

Je préfère faire une plaisanterie débile (je sors de chez Dorham qui vient de subir ma connerie) pour montrer que je suis passé et que j'ai pris le temps d'aller jusqu'aux commentaires.

Didier Goux a dit…

Marc, depuis qu'il est mort, on ne dit plus C Jérôme, mais C'ÉTAIT Jérôme...

Didier Goux a dit…

Marc encore : la critique ne sert rigoureusement à rien, pour l'auteur : on ne progresse que seul. Ou bien pas du tout, ce qui est le cas le plus fréquent.

Marie-Georges Profonde a dit…

@Zoridae,
Je t'ai quasi-taguée. Ca veut dire que si j'avais pu exécuter ce tag, tu serais taguée.
@Nicolas :
Faire plaisir, dire "je suis passée, j'ai apprécié", c'est vrai, ce n'est pas du domaine de l'utilitaire au sens strict. De là à renoncer à dire "j'ai aimé te lire"...
Pour le reste, on avait remarqué :)))
Je t'ai quasi-tagué aussi. Il n'y a strictement rien à faire vu que je n'ai même pas réussi à honorer ce don de la toile. Ne m'énerve pas, c'était pour mettre en lien ton arrêté.

Dorham a dit…

"la critique ne sert rigoureusement à rien, pour l'auteur : on ne progresse que seul. Ou bien pas du tout, ce qui est le cas le plus fréquent."

Alléluïa, Alléluïa...etc...
je suis d'accord avec Didier Goux.
Alléluïa, Alléluïa !

balmeyer a dit…

Oui. Je crois qu'on est tous d'accord.

C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco n'embrume
San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Didier et Audine, Dorham, attendez-moi


:))

Dorham a dit…

Je peux pas, j'ai piscine...

Marie-Georges Profonde a dit…

Tu connais l'histoire de Paf la maison bleue ?
C'est un jour, un avion détourné, et paf la maison bleue.

Non mais hé.

Désolée de poursuivre ce débat passionnant, mais presque.
On n'a jamais prétendu, ou j'ai la berlue, que la critique devait servir à l'auteur pour l'améliorer, menfin qu'au moins avec une critique argumentée c'était plus facile pour lui et pour les autres (puisque nous sommes plusieurs à zyeuter le même texte) de comprendre ce qui débecte le lecteur. Et comprendre, c'est intéressant, non ? Non ?! Ah !
Après on peut avoir juste envie d'éructer sans s'en expliquer, mais il ne faut pas appeler cela critiquer.

On chantait quoi déjà ? Ah oui, des histoires de colline.

La butte rouge, c'est son nooom
L'baptême s'fit un matin
où tous ceux qui grimpèrent roulèrent dans le ravin...

Zoridae a dit…

Marc,

Je suis d'accord avec toi, parfois on pourrait se dire les choses entre blogueurs proches qui se fréquentent depuis un certain temps. D'ailleurs on le fait parfois. Même Didier Goux. Mais ça ne peut pas être systématique et, comme d'autres l'ont dit, selon le cas, ça peut être transmis par mail.

Audine,

Mais non, je ne dis pas qu'il faut tenir un discours sobre et policé. Mais tes commentaires, comme celui de DG étaient agressifs, ironiques. En tous cas c'est de cette façon que je les ai lus et Clarinesse aussi, je le crains. Etant donné que Clarinesse venait de dire qu'elle avait été émue du premier, pourquoi en rajouter ? Tu aurais pu faire une critique constructive et instructive sans ironie, sans t'énerver. Toi qui ne le fais jamais :))
(Ne cesse pas de répondre va !)

BAlmeyer,

J'adore ton commentaire, très juste...

Nicolas,

Parfois je suis d'accord avec toi, mais pas toujours (lol).
La critique négative n'est constructive que si elle est un peu - au moins - explicitée.

Mais la critique positive sert de baromètre. Parfois, je poste un billet et j'angoisse aussitôt : peur de m'être plantée, d'avoir pondu un truc décevant, fade, inepte (ce soir, j'aime bien ce mot)... Les commentaires positifs sont une gorgée d'eau dans le désert certains jours, je t'assure !

De toutes façons tout peut être interprété d'une façon ou d'une autre. Lorsqu'un commentateur fidèle ne dit rien, on se demande pourquoi... Pas toi ?

Didier,

C'est drôle comme ce que vous dites me frappe également.

(Je crois que je suis influençable car je trouve du bon dans chacun de vos arguments pourtant un tantinet contradictoires !)

Disons que l'on avance seul mais que les critiques et les compliments sont comme la météo...

Marie-Georges,

Tu connais de jolies chansons, ce sont celles que tu apprends aux petits enfants à l'école maternelle ?

Didier Goux a dit…

Les escaliers de la butte
Sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins
Protègent les amoureux...


Et écoutez donc Arvö Part, à la nuit bien noire...

Dorham a dit…

Ah bien sur,
tout le monde a dit un truc intelligent sauf moi.
merci Zo, ça fait plaisir...

Marie-Georges Profonde a dit…

Zoridae,
T'es pas influençable, t'es nuancée.
Et je suis d'accord avec ce que tu dis.
Quant aux chansons, je vais y songer. Ce sera toujours moins violent qu'alouette, le grand cerf ou la souris verte :))

Chieuvrou a dit…

Pour en revenir un peu au texte, n'oublions quand même pas que si le moi est haïssable, il est de toute façon également un fait que l'émoi est tarissable.

(je crains que ce bon mot vachement subtil ne me tienne lieu de fulgurance semestrielle... eh oui, les temps sont durs)

Sinon, puisque plusieurs des commentateurs – j'ai tout lu, vi, vi, vi – ont souligné à juste titre l'absence de fautes d'orthographe du texte de votre invitée, qu'il me soit tout de même permis de signaler, pour le plaisir de jouer les Didier Goux au petit pied, qu'une de ses citations est inexacte : il manque en effet, horreur suprême, un trait d'union au fameux vers de Victor Hugo :

« Prenez donc ce miroir, et regardez-vous-y. »

Cela dit, humble SBF de passage en ces lieux – ou, pour le dire mieux, n'étant pas tout à fait de la famille –, je me garderai bien de prendre parti sur le fond.

Chieuvrou a dit…

Ah, excusez-moi, Mam' Zoridae, c'est ma première visite, et je n'avais pas compris qu'il fallait laisser son petit couplet...

Sans vous manquer de respect, et sans non plus, j'espère, m'attirer les foudres du sieur Balmy, il me semble qu'il y en a un qui s'impose tout naturellement :

Elle a la peau douce,
Aux taches de son,
À l'odeur de rousse
Qui donne un frisson,
Et de sa prunelle,
Aux tons vert-de-gris,
L'amour étincelle
Dans ses yeux d'souris.

Georges F. a dit…

Il est bien ce billet; il n'est pas de vous, mais il est bien. Il commence par des citations, mais il est bien. Il ne parle pas de moi, mais il est bien.
"Pourquoi venez-vous sur ce blog ?" demandez-vous. Simplement pour vous dire qu'il mérite la visite, même quand les billets ne sont pas de vous.

balmeyer a dit…

Chieuvrou : un de circonstance en ce difficile lundi matin :

Il n'a pas un seul poil sur la tête,
Mais il en a plein sur les gambettes.
Et celui qu'il a dans la main,
C'est pas du poil c'est du crin...

M. a dit…

Tout ce pataquès pour quelques commentaires...M'enfin ?

@Clarinesse
excellent texte, il n' y a rien à dire de plus, tout est dit, et ce texte vient à poindre, en ce moment dans la blogo, que certains essaient de karchériser, jugeant les blogs littéraires et les journaux intimes comme inutiles.

@Zoridae,
je viens de lire et relire ta nouvelle, je suis séduite par ta manière de retranscrire, d'imager cette histoire, je n'en dis pas plus, car c'est une oeuvre que cette nouvelle et elle laisse autant de questions en suspens.
J'invite les commentateurs à la lire, tant elle est sensible : "A l'ombre de ton chat", je l'ai attendu longtemps, et je ne suis pas déçue. Une perle.

Chieuvrou a dit…

@Balmeyer
Vous me croirez si vous voulez, mais Fréhel est mon idole toutes catégories.

oxy a dit…

ah ....c'est le marronier de la rentrée sur le net : pourquoi tenir un blog
mais pourquoi un blog devrait-il être utile d'abord ? et pour qui ? et diantre, pourquoi comparer les blogs diaristes à des journaux tenus par des écrivains méritant ce terme ?
blog et propos de comptoirs sont à peu près équivalents, ceci dit propos de comptoir n'est pas péjoratif...et il est tout à fait légitime et agréable d'être quelconque
ce qui se dit sur la toile dans la blogosphère ne diffère en rien de ce qui se dit entre copains ou au bistrot, et tout est souvent redondant
parfois oui quelques pierres précieuses sur le net comme on en trouve ailleurs

patrick a dit…

analyse pertinente, style de toute beauté, érudition intelligente et constat si nécessaire.
à lire, à relire, à méditer.

Jean-Marie a dit…

J'ai mis un lien vers cet article sur ce blog: "Mes morts vivent" de Serge Sautereau, qui est un exemple d'oeuvre véritable.
http://serge-sautereau.com/WordPress

(photo 134, qui pourrait illustrer cet article, excellent)
http://serge-sautereau.com/WordPress/2010/08/27/134/#comments