samedi 17 mai 2008

Adopter Cochon

Au dîner je disais à mon époux :
"Allez ! Tu ne le regretteras pas, toi qui envies Georges Clooney, tu auras un point commun avec lui, le cochon !"
Mais il refusait, pas de cochon à la maison.

Quand il a vu ce qu'elle savait faire il a changé d'avis....


Merci Cochon !

vendredi 16 mai 2008

Une nouvelle bannière

La première c'était ça :


La deuxième concoctée par Dom un jour de migraine, vous devez vous en souvenir :


Voici la nouvelle édition, sans araignée et bricolée à partir d'un dessin d'Art and Ghosts.



Qu'en pensez-vous ?

jeudi 15 mai 2008

A l'ombre du vent (1)

[Je vais me bricoler une nouvelle bannière. Je ne sais pas combien de temps cela va nécessiter aussi, inquiète de laisser mon blog sans vie pendant ce temps, j'ai fouillé dans mes cartons et j'ai trouvé une nouvelle qui date de plusieurs années. Lorsque je l'avais écrite, je venais de lire Les oiseaux de Fra Angelico d'Antonio Tabucchi et, sans avoir tout compris, je me sentais imprégnée de son style, entre mysticisme, poésie, et lyrisme. J'avais décidé, pour m'amuser de rédiger une nouvelle mêlant son style (du moins son imitation) et mon histoire. Le résultat s'intitule L'ombre du vent.]


Le soleil pianote dans tes cheveux ; ses longs doigts d'or glissent entre les tresses de la jalousie qui clôt notre fenêtre ; caressent ton visage. J'entends ; j'entends ceci dans tes cheveux ; sur ton front ; tu as vieilli depuis que je te connais ; c'est un fil dont l'argent brille dans l'or du jour ; un sillon au coin de tes yeux, émouvant comme une appogiature ; le soleil prend son souffle ; la jalousie bat contre la fenêtre. Maintenant c'est ta joue qui chante, dorée, et je la mordrais bien. Je me souviens. Cette nuit j'ai rêvé de toi. Je te disais : je t'aime plus que je ne m'aime, je t'accepte mieux que je ne m'accepte. Je te disais : tu es le soleil et l'ombre. Je me mets à chanter ces mots là dans tes cheveux comme des touches de couleur. Une mèche sous mes doigts, ta peau contre ma peau, je pianote et le soleil avec moi. Je pense : la mort n'existe pas, la séparation n'existe pas.

A ton réveil, tes yeux sont vagues, tu les froisses avec tes mains et lorsque tu les ouvres encore, leur douceur me saisit. Je dis : sortons sur la terrasse. Tu déplies ton grand corps. Tu me suis. Tes pas effleurent le sol en chuchotant. Dehors, l'air tremble au dessus des flots ; un moucheron frôle nos ombres étendues sur le toit que nous dominons ; un enfant lâche des cailloux de toutes les couleurs dans une bouteille en plastique. Soudain tu me demandes : nous irons sur le rocher tout à l'heure ? Oui, nous irons. Nous nous installerons à notre place habituelle, cachés, heureux. A l'ombre du vent. nous crierons pour nous comprendre, les voix accablées par le crépitement des vagues embrassant la terre et les appels des mouettes qui ressemblent à des rires de fous.

C'est ainsi que passent nos journées de vacances.

Le soir nous rentrons de promenade, les bras pris l'un dans l'autre. Nous avons mangé des huîtres et bu du vin blanc. Le mistral a imprimé sa colère dans le ciel en cuisant sillages roses. Nous avançons en admirant tout autour de nous.

Mais ! Souviens-toi !

Ce soir-là nous sommes rentrés plus tard. Nous avions dîné au restaurant d'un plateau de fruits de mer. Nous nous regardions de côté, tristes et pâles dans la nuit. Soudain je me suis écriée : pourquoi avoir parlé de tout ça ? C'est inutile. Nous ne saurons pas. Tu as répété : nous ne saurons jamais.

Qui de nous l'a évoqué en premier, cela je l'ai oublié. Je te raconte souvent des histoires que tu trouves tristes ou macabres ; les derniers mots exprimés par mon grand-père sans que je les comprenne ; sa main dans la mienne, sèche, aux ongles coupants ; mes yeux brillent alors et je te raconte l'Espagne que ma grand-mère a fui en 1939, ce que je sais de l'exil. Parfois je suis pitoyable et les mots qui jaillissent de ma bouche me portent au désespoir. D'où vient ce besoin de souffrir ? Car c'est un besoin, le besoin d'eux, de les sentir encore, physiquement, d'éprouver des sentiments vivants pour eux ; ceux qui sont morts et qui me manquent.

Peut-on dire, de façon anodine, j'aime ma grand-mère alors qu'elle est morte depuis longtemps ? Non !

Comme c'est étrange... Le plus souvent on destine des mots d'amour à une personne concernée. Sinon le silence doit sceller l'absence comme la pierre tombale qui pèse sur le cercueil.

Du reste, qu'éprouver d'autres pour des disparus ? De la colère ? De la jalousie ? Ces sentiments sont liés au quotidien, à une présence.

L'amour et la peine ne cesseront jamais.

Jamais !

(A suivre...)

Illustration : Nicoletta Ceccoli

Changer de sexe -mise à jour du 15 mai-




Edit du 15 mai :


Wadji a terminé son texte après beaucoup de doutes et de questions. Il a réussi a transformer cette tentative de changement de peau en introspection douloureuse...

Attention, pour aboutir sur son blog, il faut certifier que vous avez plus de 18 ans !

http://wajdi.over-blog.com/article-19567678.html


Ce concours n'est pas mort, vous pouvez encore ajouter vos contributions ! D'ailleurs si des non-blogueurs sont tentés de participer, envoyez moi vos textes par mail et je les publierai. Merci à tous !

La règle du jeu : écrivez dans la peau de l'autre sexe...
Petit historique

- Mr Poireau avait joué dans la provocation :

http://monsieurpoireau.blogspot.com/2008/02/les-sexes-lun-dans-lautre.html

- J'ai relevé le défi :

http://delasexualitedesaraignees.blogspot.com/2008/02/deux-ans-je-ralisai-quil-tait.html

- Suivie par des hommes :

http://extra-ball.blogspot.com/2008/02/la-chose-des-femmes.html

http://balmeyer.blogspot.com/2008/02/la-chasse-la-biche.html

http://entre2eaux.hautetfort.com/archive/2008/03/05/changement-de-sexe.html

http://manucausse.blogspot.com/2008/03/changer-de-sexe.html

http://jegper.blogspot.com/2008/03/concours-de-tortues-de-mer-le-rsultat.html

http://partageonsmonavis.blog.20minutes.fr/archive/2008/03/03/concours-de-tortues-de-mer-resultat.html

http://victoireaupoing.wordpress.com/2008/03/11/im-every-woman/

-Et des femmes :

http://nefisa.blogspot.com/2008/02/si-jtais-un-homme-je-vous-parlerais-de.html

http://sauvonslaterre.hautetfort.com/tag/homme

http://lantiforum.hautetfort.com/archive/2008/03/01/sortie-de-route.html

http://laviequonaime.blogspot.com/2008/03/le-poil.html

http://www.menageredemoinsde50ans.com/article-17255747.html

http://yelka.free.fr/index.php?2008/03/10/150-celle-qui-changeait-de-sexe

http://yelka.free.fr/index.php?2008/03/12/151-celle-qui-changeait-de-sexe-2#co

http://perdreuneplume.breizhzion.com/

http://lesondunenuit.hautetfort.com/archive/2008/04/03/petite-question-de-nuit-femme-ou-homme.html#comments

http://delasexualitedesaraignees.blogspot.com/2008/04/contemplation.html

http://alluvions-mc.blogspot.com/2008/05/changer-de-sexe.html

http://bouchedela.blogspot.com/2008/05/le-premier-sexe.html

http://loisdemurphy.canalblog.com/archives/2008/01/12/7530928.html

http://sihaya.net/?2008/02/03/28-clitoris-ce-heros

Didier Goux, lui, a refusé de le faire :

http://didiergouxbis.blogspot.com/2008/03/je-garde-le-mien.html


Avant de changer d'avis, le 21 avril :

http://brigadiermondain.blogspot.com/2008/04/puisquon-voulait-que-je-change-de-sexe.html



Merci à Etolane et Marc pour leur coup de projecteur sur le concours dans leur blog commun, mediaTIC !

Peinture : John-Goudie Lynch

lundi 12 mai 2008

Un parapluie pour parasol

Dans l'appartement, les fenêtres sont grandes ouvertes. Parfois une porte claque. Des mouches frôlent nos visages en vrombissant, les rideaux rouges ondoient le long des portes-fenêtres. Le soir, Zacharie porte à deux mains son minuscule arrosoir de bac à sable jusqu'au balcon et nous arrosons l'acacia, le fuschia, les géraniums, les œillets d'Inde, les plantes grasses de Cassis. Il craint de se salir aussi se tient-il le plus loin possible de la plante qu'il arrose. Finalement, ce sont ses pieds qu'il mouille.

La femme-qui-dort-dans-la-rue, sur le trottoir en face, va mieux. Elle se lève plus souvent, fait quelques pas, s'étire. Ses cheveux ont été tressés avec des mèches d'un blond roux. Le résultat me paraît étrange, inachevé mais elle secoue ses petites couettes avec fierté. Le matin, nos regards se croisent lorsque je remonte les jalousies. Une fois, il m'a même semblé qu'elle me disait bonjour, tout bas. Mais à dix heures elle souffre de la chaleur. Les premiers jours, elle se protégeait d'un foulard sur le visage, allongée, puis quelqu'un lui a donné un immense parapluie noir. Elle s'assied donc, dorénavant devant son couchage, sur le trottoir, à moitié dissimulée par le pépin.

Son nouveau compagnon l'enquiquine lorsqu'elle tente de se rouler une cigarette. Elle crie, peste en l'agitant dans le ciel éperdument bleu. Elle se tord le cou pour lui parler tandis que l'objet vacille, refuse d'être tenu du bout des doigts, posé sur une jambe, menace de s'envoler. Les baleines ploient et s'échappent, dardant des doigts menaçants en guise de réponse. Enfin elle coince le manche sous son bras et approche la flamme du briquet de son visage.Elle s'amuse avec un petit livre de mots mêlés. Un sourire rêveur s'attarde sur son visage.

Elle a l'air heureux ...

samedi 10 mai 2008

Joan Aractingi, une femme et des hamsters

Cette semaine j'ai emporté, pour l'un de mes trajets en métro, un petit livre des Editions Filaplomb. Il était seize heures, je partais donner quelques heures de cours au cœur de Paris, je me sentais un peu lasse, vaseuse encore, je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de travailler jusqu'au soir, tard.

Je ne m'attendais pas à pouffer dès la deuxième page de la nouvelle de Joan Aractingi Des hamsters et des hommes. En quelques mots je suis sorti
e du contexte métro-boulot-dodo pour atterrir dans une histoire saugrenue, au rythme trépidant, toujours surprenante et de plus en plus drôle. A la station Les Halles j'étais collée contre la vitre, repliée autour de 22 pages de bonheur et je riais à gorge déployée. Mes voisins me dévisageaient cependant que j'étais partagée entre l'envie de lire plus vite, pour connaître la fin, le déroulement, les tenants et les aboutissants et le besoin de savourer les mots avant qu'ils ne se soient écoulés jusqu'au dernier.

Il me semble, qu'en littérature, le talent comique est plutôt rare. Je n'ai pratiquement aucun souvenir de lecture hilarante, que ce soit en nouvelle ou en roman. Ce talent, Joan le possède, indubitablement.


J'en ai été tellement bouleversée que j'ai eu envie de discuter avec elle. Grâce à son éditeur, je l'ai contactée et j'ai appris qu'elle sévissait également dans un blog sous le doux pseudonyme de Cochon Dingue. Nous avons échangé quelques mails, Joan a gentiment répondu à mes questions :

Comment es-tu venue à l'écriture ?


A l'âge de 6 ans, j'établissais déjà des contrats écrits entre mon petit frère et moi. Chaque soir avant de nous endormir, je lui racontais une histoire et mon frère me donnait en échange une BD.

"Je sous-signé Karl certifie avoir légué définitivement "Astérix aux jeux Olympiques" à sa soeur si merveilleuse et resplendissante".

Il scellait ce pacte en paraphant chaque contrat de son sang (enfin, au bout de 3 jours nous sommes passés au stylo, c'était quand même plus pratique et moins salissant). En l'espace de quelques mois, j'avais acquis toute sa collection de bandes dessinées et mon imagination était de plus en plus fertile. J'étais le Boris Vian junior de la
poésie, le Tolstoï en herbe des personnages. Je maniais les mots avec une facilité absolue et déconcertante pour un enfant de mon âge. Mon univers était riche, je déclinais les histoires de Toto à l'infini : Toto chez le charcutier, Toto chez le boucher, Toto à la boulangerie...

Seulement un soir, plus rien. Le vide. Pas l'ombre de l'esquisse d'une prémice de commencement d'histoire. Mon frère manifestait son impatience en labourant de ses pieds le lit superposé où j'étais perchée : "Remboursez !!! Remboursez !!! Le contrat est caduc. Je reprends toutes mes BD !"

- Ah non, ça ne se passe pas comme ça. Tu le saurais si tu avais lu la clause 26B paragraphe 112 alinéa 35.

- Mais j'ai pas encore appris à lire !

- C'est bien dommage pour toi !

Mais comme il me faisait de la peine, j'ai cherch
é d'autres idées, d'autres histoires et j'ai commencé ainsi à écrire.

Qu'écris-tu en ce moment ?

Je m'inspire en général de ce que je vois autour de moi. Alors j'observe les situations cocasses, les dialogues de sourds, les personnages intéressants ou
tendres. J'écris beaucoup sur mon blog mes aventures en agences de pub. Malheureusement il n'y a pas si longtemps, certains collègues (légèrement susceptibles) sont tombés malencontreusement sur mes articles qui parlaient d'eux et n'ont pas vraiment apprécié. J'ai échappé de peu à un lynchage en place publique (c'est à dire devant la machine à café).

Depuis je n'écris plus sur mes collègues, vu que je n'en ai plus...

Mais le chômage a du bon. Maintenant j'ai du temps, beaucoup de temps. J'ai même envisagé d'écrire un remake de "Guerre et Paix" version 21eme siècle. Ça va m'occuper un certain moment.

Qu'as-tu contre les hamsters et les cochons d'Inde ?

Moi je n'ai rien contre eux, c'est eux qui ont une dent contre moi. J'avais acheté 2 mâles tout mignons. Ils s'amusaient bien ensemble, ils se montaient dessus. Je trouvais cela étrange mais je supposais que c'était une question de hiérarchie soci
ale, le dominant se mettait au-dessus du dominé. Mais en fait pas du tout. Au bout de 3 semaines, il y avait 8 hamsters dans la cage et au bout de 2 mois, ils étaient 16. C'est très vite exponentiel, on n'en finit pas.

J'aurais pu ouvrir une animalerie à ce rythme. Ma nouvelle Des Hamsters et des hommes est donc très inspirée de la réalité.

Es-tu aussi drôle en vrai ?

Non et c'est bien le drame. J'ai la réplique lente, très lente, genre 3 jours après. Je fais des exercices parfois devant la glace pour m'entraîner à trouver le bon mot, la phrase si bien tournée qu'elle déclenchera l'hilarité générale. Je me regarde dans le miroir, je me concentre, et là je sors :

"Oh putain, j'ai quand même vachement de points noir
s ! Et c'est quoi ce petit bouton sur le nez ? Bon je vais me faire un masque de beauté aux épinards."


Comment as-tu découvert les Editions Filaplomb ?

C'est Filaplomb qui m'a découverte par mon blog. Il m'a demandé si ça m'intéressait d'écrire une nouvelle qu'il pourrait publier si elle lui convenait. Et donc 126 versions après, je lui ai envoyé mon texte définitif (je lui aussi envoyé mes 125 premières versions pour qu'il choisisse mais je ne suis pas persuadée qu'il les ait toutes lues).

As-tu lu d'autres nouvelles chez lui ?


Je les ai toutes lues et toutes aimées ! J'ai un petit faible pour "Sujitha" de Claudine Tissier et "Le Chasseur de légendes" de Madame de K qui m'ont vraiment transportée ailleurs.

Quels sont tes projets d'écrivain ?

Les envies ne manquent pas. Nouvelles, romans...

Mais j'ai aussi plein d'autres projets en suspens (arriver à faire le grand écart, me remettre à dessiner et à peindre, illustrer des livres pour enfants) alors je vais essayer de ne pas me disperser et mener mes projets jusqu'au bout.



Un extrait :

"Chaque nuit, alors que je me réveillais en sursaut, je pouvais les sentir trépigner d'impatience et je me levais pour vérifier la solidité de leurs cages. Ils avaient bouffé le plastique des mangeoires, ils avaient entamé les roues, les tunnels, les petits jouets et il s'attaquaient maintenant à l'acier des barreaux. Un matin, on allait retrouver mon squelette rongé par leurs dents acérées. "Incroyable : un homme dévoré par ses hamsters nains, page 3".
Finir en fait divers avait quelque chose de franchement glauque."


Pour conclure un petit mot de Filaplomb :

"Comme je le disais et comme le raconte Joan, dans la préparation de la maison d'édition, je cherchais des auteurs.
J'avais passé une annonce sur zazieweb où j'ai eu quelques réponses et j'ai aussi sollicité quelques auteurs de blog qui me paraissaient plutôt très-très doués pour l'écriture !

Pour Joan, le choix est évident tant elle excelle dans l'humour décalé, la petite phrase qui tombe à côté, pas là où le lecteur l'aurait prévue.

Pour les différentes versions de Des hamsters et des hommes, je n'ai pas eu le temps de tout lire !
Je recevais parfois deux versions dans la même matinée, il était matériellement impossible de la suivre.
J'ai simplement attendu qu'elle décide elle-même de la version définitive avant d'intervenir !
:-))

[La couverture de la nouvelle de joan Aractingi a été réalisée par Didier Ray]

vendredi 9 mai 2008

Elever un adolescent.

Quand enceinte, je rayonnais, heureuse de mon bonheur à venir, fière dans ma folie d'enfanter, pour rire, des gens me disaient : "tu verras, quand il sera adolescent, tu feras moins la maligne !"

Quand, penchée sur le berceau de plastique, à la maternité, je contemplais le visage parfait de mon bébé, certains visiteurs s'esclaffaient : "à l'adolescence, tu le trouveras moins mignon, tu verras !"

Ce soir, au repas, mon fils de deux ans et demi a ajouté une nouvelle injure à son chapelet : "t'es nul, va dehors a-t-il rigolé au nez de son père."
Nous avons ri aussi.

Puis il a égrené méthodiquement la liste qui commence à devenir importante :
"Papa t'es méchant comme un requin, Maman et Papa t'es moche, t'es une patate crue, t'es une la praline Maman."

Après, les gens nous demandent quand nous allons concocter un petit frère...